L'histoire qui commence ici est donc totalement contradictoire et même antinomique. C'est l'histoire absolument invraisemblable et pourtant bien réelle d'un Nîmois que tout opposait dés sa naissance, non pas par accident mais par nature, aux vertus et aux caractéristiques habituelles, qu'elles soient culturelles ou supposées ataviques, du vrai Nîmois . Du moins, ce Nîmois - et c'est souvent qu'on le rencontre - qui se définit et se réfugie, quelle que soit sa caste, dans les cercles tauromachiques ou boulistes ou au sein de l'élite des passionnés d'histoire, quelquefois érudits, ayant pratiqué à fond la lecture des textes fondateurs, oeuvres de ces prêtres et bourgeois hagiographes de la ville, ou encore, définissable comme espèce plus courante et discrète, simples amoureux de ses ruines pouvant se réclamer d'ancêtres parpaillots souvent descendus des Cévennes et des "déserts" où se cachaient et officiaient les religionnaires, ou ...
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PRÉAMBULE que vous pouvez très bien ne pas lire : Une histoire de mots gravés dans la pierre pour débuter. Habituellement dans les milieux lettrés on joue à Nîmes, qu'on se retranche derrière l'archéologie ou - et sans contradiction - sous l'autorité de l' "académie" locale, correspondante de et affiliée à la grande, la nationale, la "française" (l'Académie du Gard, société savante ayant son siège rue Dorée, au cœur du cœur de la ville, et fondée en 1682), sur un certain goût pour l'histoire, spécialement l'histoire antique. On joue aussi à Nîmes, tant qu'à être dans cette veine de fascination du passé supposé ancestral (Jean Paulhan, né à Nîmes et maître d'oeuvre de la NRF, ne s'est-il pas fait descendre de la lignée d'un consul romain ?), sur les mots latins et tout d'abord sur le nom même de la ville. Ce nom qui renverrait selon une tradition gravée en surface de marbre et de pierre calcaire, bien reprise s...