PRÉAMBULE que vous pouvez très bien ne pas lire :
Une histoire de mots gravés dans la pierre pour débuter.
Habituellement dans les milieux lettrés on joue à Nîmes, qu'on se retranche derrière l'archéologie ou - et sans contradiction - sous l'autorité de l' "académie" locale, correspondante de et affiliée à la grande, la nationale, la "française" (l'Académie du Gard, société savante ayant son siège rue Dorée, au cœur du cœur de la ville, et fondée en 1682), sur un certain goût pour l'histoire, spécialement l'histoire antique.
On joue aussi à Nîmes, tant qu'à être dans cette veine de fascination du passé supposé ancestral (Jean Paulhan, né à Nîmes et maître d'oeuvre de la NRF, ne s'est-il pas fait descendre de la lignée d'un consul romain ?), sur les mots latins et tout d'abord sur le nom même de la ville. Ce nom qui renverrait selon une tradition gravée en surface de marbre et de pierre calcaire, bien reprise sur les pages imprimées des guides touristiques, au dieu Nemausus. Ou tout au moins, selon une étymologie possible et plus ancienne, à la désignation d'un site ou d'un bois sacré, à savoir en latin primitif un nemus.
On en vient donc "naturellement" à cette idée, qui coulerait de source, que cette ville était peut-être dés l'origine ou presque, avant même la fabrication en grande partie romaine de ce dieu populaire et politique de la fontaine miraculeuse primitive passée au statut de joyau impérial, un lieu de culte, un temple, un lieu sacré d'autant plus mis en valeur que très inattendu dans la sécheresse de la garrigue.
Une histoire de mots gravés dans la pierre pour débuter.
Habituellement dans les milieux lettrés on joue à Nîmes, qu'on se retranche derrière l'archéologie ou - et sans contradiction - sous l'autorité de l' "académie" locale, correspondante de et affiliée à la grande, la nationale, la "française" (l'Académie du Gard, société savante ayant son siège rue Dorée, au cœur du cœur de la ville, et fondée en 1682), sur un certain goût pour l'histoire, spécialement l'histoire antique.
On joue aussi à Nîmes, tant qu'à être dans cette veine de fascination du passé supposé ancestral (Jean Paulhan, né à Nîmes et maître d'oeuvre de la NRF, ne s'est-il pas fait descendre de la lignée d'un consul romain ?), sur les mots latins et tout d'abord sur le nom même de la ville. Ce nom qui renverrait selon une tradition gravée en surface de marbre et de pierre calcaire, bien reprise sur les pages imprimées des guides touristiques, au dieu Nemausus. Ou tout au moins, selon une étymologie possible et plus ancienne, à la désignation d'un site ou d'un bois sacré, à savoir en latin primitif un nemus.
On en vient donc "naturellement" à cette idée, qui coulerait de source, que cette ville était peut-être dés l'origine ou presque, avant même la fabrication en grande partie romaine de ce dieu populaire et politique de la fontaine miraculeuse primitive passée au statut de joyau impérial, un lieu de culte, un temple, un lieu sacré d'autant plus mis en valeur que très inattendu dans la sécheresse de la garrigue.
Cependant on table aussi à Nîmes de façon plus ou moins érudite sur le toponyme issu du théonyme, sur la légende d'Hercule et sur les parentés phonétiques du nom de la ville avec par exemple le lion de Némée.
Mais aussi plus simplement par simple attractivité sur la richesse phonétique et donc sémantique du mot.
Ainsi nemo c'est aussi personne en latin.
Et plus subtilement, en tirant ce nom par les cheveux, on en arrive à le rapprocher de nimis au sens de trop.
Alors ça donne éventuellement, par double jeu d'impératif stylistique et de maxime à connotation éthique :
Ainsi nemo c'est aussi personne en latin.
Et plus subtilement, en tirant ce nom par les cheveux, on en arrive à le rapprocher de nimis au sens de trop.
Alors ça donne éventuellement, par double jeu d'impératif stylistique et de maxime à connotation éthique :
NE QUID NIMIS
soit :
rien de trop au sens de : évitons les excès.
Une maxime jouant sur le goût de l'élégance, de la parcimonie sensorielle et verbale des classiques.
D'autant que la formule est consacrée par les poètes (Térence, Horace).
Il n'en fallait pas plus pour qu'un riche érudit s'empare de cette devise, la fasse graver sur le fronton de son hôtel et que plus tard la dite et bien dotée Académie de Nîmes s'en empare par négociation et rachat du dit hôtel qu'elle occupait déjà et du coup, par une appropriation marchande autant qu'opportunément vertueuse, adopte la noble devise.
Nous y voilà c'est là que commence mon histoire, sous des noms de lieu ou de dieux, celle qui sans s'opposer à rien, surtout pas à la tradition ni à l'académie, pourrait soulever quelques voiles et quelques contradictions, vous êtes prêts pour la suite ?
rien de trop au sens de : évitons les excès.
Une maxime jouant sur le goût de l'élégance, de la parcimonie sensorielle et verbale des classiques.
D'autant que la formule est consacrée par les poètes (Térence, Horace).
Il n'en fallait pas plus pour qu'un riche érudit s'empare de cette devise, la fasse graver sur le fronton de son hôtel et que plus tard la dite et bien dotée Académie de Nîmes s'en empare par négociation et rachat du dit hôtel qu'elle occupait déjà et du coup, par une appropriation marchande autant qu'opportunément vertueuse, adopte la noble devise.
Nous y voilà c'est là que commence mon histoire, sous des noms de lieu ou de dieux, celle qui sans s'opposer à rien, surtout pas à la tradition ni à l'académie, pourrait soulever quelques voiles et quelques contradictions, vous êtes prêts pour la suite ?
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